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Le permis pratique voiture : tout savoir sur le permis B


Après la réussite de l’examen de votre permis théorique, vous voici prêt pour la seconde étape de votre parcours de nouveau conducteur : l’apprentissage de la conduite ! « Permis pratique » vous donne toutes les informations afin d’obtenir votre permis B en Belgique.


Fraîchement diplômé du permis théorique, vous pouvez attaquer l’apprentissage de la conduite, mais attention selon la région, les choix seront différents.
Dans les grandes lignes, en Région wallonne par exemple, vous pouvez opter pour soit un accès direct, soit le passage par l’auto-école, et enfin la filière libre.
En Région bruxelloise, vous n’avez le choix qu'entre l’auto-école avec un stage de 18 mois ou la filière libre avec un stage de 36 mois.
À noter aussi qu’à Bruxelles, le test de perception ne sera en application qu’à partir du premier novembre 2018, alors qu’il est déjà en vigueur en Wallonie.

A- En région Wallonne : l’accès direct

Comme son nom l’indique, l’idée est bien de vous faire conduire seul le plus rapidement possible. Vous devez suivre 30 heures en auto-école qui vous donnera un « certificat d’enseignement pratique ».
Il faudra également réussir le test de perception des risques, une nouveauté depuis juillet 2018. Ce test vous met face à des situations réelles et il vous faudra identifier les dangers présents.
Comme on vous le disait, ici, pas de stage, une fois les heures passées, le test de perception réussi, vous vous présentez à l’examen avec la voiture de l’auto-école accompagné de votre instructeur.
Après deux échecs, vous devez néanmoins suivre 6 heures de cours supplémentaires.
Il faut avoir au moins 18 ans pour passer l’examen.

L’auto-école

On pourrait croire que c’est la même chose que l’accès direct, mais la différence est importante : moins d’heures d’écolage et un stage de conduite obligatoire.
20 heures minimum sont nécessaires, vous pouvez déjà les commencer dès 17 ans et même avant le théorique. Vous recevrez un « certificat d’enseignement pratique ».
Dans ce cas, vous devez également passer le test de perception des risques.
Autre différence, vous devez passer un test de capacités techniques de conduite : sans celui-ci, pas de permis de conduire provisoire de 18 mois. À l’issue de ces deux tests, vous recevez par le centre d’examen, un "Certificat d’aptitude" valable 18 mois. Vous pourrez ainsi obtenir le permis de conduire provisoire dans votre administration communale. Donc, pas juste après la réussite des deux tests…
Vous entamez alors votre stage de conduite, sans guide, d’un minimum de 3 mois et d’un maximum de 18 mois.
Dans ce cas, vous pouvez vous présenter avec votre véhicule et la personne accompagnante, ou la voiture de l’auto-école et de l’instructeur. Tout comme en accès direct, deux échecs de suite et 6 heures de cours vous seront imposées.

Attention à l’échéance des 18 mois !

En effet, une fois la date passée, vous ne pouvez plus conduire avec le permis provisoire dans votre voiture et vous devez obligatoirement passer l’examen via auto-école, et ce après 6 nouvelles heures même si vous étiez prêt pour le passer.

La filière libre

Enfin libre, vous allez voir que cette filière comprend forcément des obligations et des restrictions néanmoins.
Une nouveauté apparue cet été 2018, le rendez-vous pédagogique pour vous et vos guides. Si vous avez réussi l’examen théorique après le 30/06/2018, vous devrez passer 3 heures dans une auto-école ou via un cours internet en e-learning. (site web www.awsr.be). Vous recevrez alors une attestation de participation à présenter à l’examen sur la voie publique et au test de capacités techniques. Autrement dit, vous ne pourrez pas rouler avec n’importe qui et seules ces personnes pourront vous apprendre.
En filière libre, pas d’obligation de suivre les « 6 heures » en auto-école, mais c’est peut-être néanmoins une bonne idée qui facilite l’apprentissage de la conduite au final.
À partir de vos 17 ans, vous voilà prêt à entamer un stage d’au maximum 36 mois.
Une autre nouveauté, il vous sera demandé de parcourir au minimum 1 500 kilomètres et de compléter un road-book (un carnet de bord) où vous noterez toutes vos sorties, et ce que vous avez travaillé.
Vous trouverez un road-books excellent sur le site de l'AWSR.
ou il vous sera remis par l’auto-école après le rendez-vous pédagogique.
Votre stage doit durer au moins 3 mois avant de passer le test de perception des risques et l’examen sur voie publique. L’examen se passe au choix avec votre voiture et votre guide ou un instructeur auto-école ou bien avec l'une de leur voiture.
La règle des 2 échecs, même en filière libre est appliquée, de même si vous dépassez la validité des 36 mois, les 6 heures via auto-école deviennent obligatoire.

Quelques conseils pour votre stage :

Lors de votre stage, vous pouvez changer une fois de méthode :
Pendant le stage de 36 mois, on peut passer à un stage de 18 mois à condition de réussir le test de perception des risques et de capacités techniques de conduite. Ce dernier ne peut être passé qu’après 20 heures de cours ou 3 mois de stage.
La démarche inverse, passer de 18 à 36 mois est aussi possible. Il faudra dès lors suivre le rendez-vous pédagogique. Attention, ça ne rallonge pas votre stage de 36 mois, le compteur tourne à partir de vos débuts.

Votre stage comporte des restrictions de circulation !

Vous ne pourrez pas rouler les week-ends entre 22 heures et 6 heures, donc le vendredi, le samedi, le dimanche, mais également la veille et les jours fériés légaux.
Le signe « L » sur fond bleu réglementaire doit être placé à l’arrière du véhicule et à un endroit visible, il interdit d’effectuer du transport commercial de marchandises, ou de tracter une remorque également.
Pendant le stage 18 mois, vous pouvez rouler seul et être accompagné de maximum 2 personnes qui doivent être inscrites en Belgique et titulaires d’une carte d’identité belge et qui doivent avoir un permis B belge depuis au moins 8 ans, et qui bien entendu ne sont pas déchus du droit de conduire ou ne l’ont pas été dans les 3 dernières années. Aucun autre passager n’est autorisé !
Pour le stage 36 mois, ça change un peu puisque vous devez toujours être accompagné d’un guide, un des deux mentionnés sur le permis provisoire. Choisissez donc bien, non seulement en fonction de la conduite des guides, mais aussi de leur disponibilité pour accumuler assez d’expérience.
Vous ne pouvez pas non plus prendre des passagers. Votre guide, lui, prendra d’office place à l’avant du véhicule. Outre les obligations identiques à celles mentionnées pour le stage 18 mois, ils devront avoir suivi le rendez-vous pédagogique de 3 heures.

Quelques conseils à propos de votre voiture d’apprentissage :

Il faut un deuxième rétroviseur intérieur, réglable pour que le guide puisse lui aussi surveiller ce qui se passe derrière et à la gauche du véhicule. Le miroir de courtoisie n’est pas valable. Bien évidemment, le « L » reste une obligation ! La voiture doit bien entendu être en ordre aussi bien techniquement qu’administrativement, vérifier bien tout avant d’aller à l’examen (assurance, contrôle technique, immatriculation, documents du guide). Pensez dans tous les cas à prendre rendez-vous suffisamment tôt !

Les tests à passer !

Vous avez donc différents tests en fonction des choix de filière, en voici les détails :

Le test de perception des risques
Il se déroule sur ordinateur, un peu comme votre théorique en somme, et devant les situations données, il faudra reconnaître ce qui est ou peut-être un danger. Deux tentatives sont possibles avant de devoir suivre obligatoirement 3 heures en auto-école.

Le test de capacités techniques de conduite
C’est un peu une version light de l’examen final, nécessaire via la filière auto-école avant d’attaquer le stage 18 mois. Il comprend un contrôle technique simplifié de votre véhicule par l’examinateur, l’évaluation de votre conduite sur la route pendant 30 minutes et la réalisation d’une manœuvre, tirée au sort.

Juste avant l’examen suivant, on vous soumettra une petite auto-évaluation pendant laquelle, vous compléterez un formulaire en notant de 1 à 5 (très bon) votre niveau d’apprentissage. Ça ne change rien au résultat, mais un débriefing sera fait à la fin.

B- En Région bruxelloise et ce jusqu’au premier novembre 2018

L’auto-école :
Vous suivez 20 heures de cours en auto-école qui vous donnera, si elle vous juge apte à conduire seul, un « certificat d’aptitude ». Vous allez chercher votre permis provisoire, et commence alors votre stage de 18 mois. Après au moins 3 mois, vous pouvez vous présenter à l’examen avec votre voiture et votre guide ou avec une voiture d’auto-école et votre moniteur.

La filière libre :
Dans ce cas, pas d’obligation de suivre de cours, vous pouvez dès 17 ans apprendre à conduire avec vos guides et pour un stage de 36 mois maximum. Après 3 mois minimum et à partir de vos 18 ans révolus, vous pouvez passer l’examen.
Les conditions des stages sont les mêmes pour les deux régions, que ce soit pour le choix des guides (ou accompagnants) ou pour les limitations (pas de passager, pose du « L », pas de remorque, pas de conduite les soirs des week-ends et jours fériés…).
Après le premier novembre 2018, il vous faudra également passer le test de perception des risques, mais en plus une formation aux premiers secours, et les filières d’apprentissage seront au nombre de quatre :

- un stage de minimum 9 mois (max 18 mois) avec un guide,
- un stage de 6 mois avec guide et après 14 heures d’école,
- un stage de 3 mois sans guide, mais après 20 heures de cours,
ou enfin un accès direct, sans guide ni stage après 30 heures en auto-école.
Pour l’examen pratique, la partie conduite indépendante sera également intégrée et vous devez avoir passé le théorique dans la région ainsi que les premiers secours.


L’examen final

Cet examen commence par des contrôles préalables avec les « précautions » qui se testent pendant la manœuvre de stationnement en marche arrière entre deux véhicules du côté gauche de la voirie.
Une fois garé, on vous demandera de couper le moteur, descendre de la voiture en tenant compte de la circulation, faire le tour de celle-ci et reprendre votre place. Simple à première vue, n’oubliez pas de mettre le frein à main ou une vitesse, tout fermer, enlever les clés et de ne mettre personne en danger. Ne rigolez pas ! Ouvrir une porte brusquement peut vraiment causer un accident que ce soit avec un cycliste, un motard ou même une autre voiture.
Restez face à la circulation pour garder un œil sur ce qui vient.
Viennent ensuite les réglages où l’examinateur vous demandera comment vous contrôlez votre position de conduite, vos rétroviseurs et votre ceinture de sécurité.
Pour terminer cette partie, quelques contrôles systématiques seront effectués, vous n’y couperez pas !
Savoir enclencher le désembuage, utiliser les feux, le klaxon, les clignotants, les feux-stops en font partie, mais aussi vérifier l’usure des pneus, leur pression, effectuer quelques contrôles techniques (histoire de ne pas partir avec un voyant rouge allumé au tableau de bord), le liquide lave-glace, le liquide de refroidissement, l’huile moteur, le liquide de frein. Si vous devez ouvrir le capot pour vérifier un niveau par exemple (oui ça peut être un des points à vérifier), n’oubliez pas de bien refermer le capot.
Sachez donc comment vérifier vos pneus et où trouver les informations si votre voiture ne les vérifie pas automatiquement pour vous.

Les manœuvres en mouvement :

Le stationnement/arrêt en marche arrière entre deux véhicules du côté gauche ou droit de la voirie, autrement nommé le créneau !
Cette manœuvre est obligatoire, pour les autres vous tirerez au sort.

Demi-tour dans une rue étroite, marche arrière en ligne droite.
Stationnement avant ou arrière dans un emplacement perpendiculaire à la voirie.
Revenons à notre fameux créneau dans un espace qui ne sera pas plus grand que deux fois votre voiture, mais forcément suffisant pour la garer aussi.Vous le ferez dans une rue à trafic modéré, à deux sens pour le stationnement à droite et en sens unique pour le gauche. L’examinateur choisit lui-même quand et où vous devez la faire, en général sur le début de l’examen. Un joli « S » à effectuer, vous placez votre voiture entre les deux autres, à 1 mètre environ du précédent, près du trottoir et pas de partie qui dépasse sur la route.

Vous reprenez ensuite la route toujours en faisant attention aux autres usagers.

Le demi-tour dans une rue étroite
À la demande de l’examinateur, vous devrez vous-même déterminer l’endroit idéal pour faire demi-tour, vous utiliserez toute la route, d’une bordure à l’autre, et donc aussi les emplacements de parking. Bien entendu, il ne faut ni monter sur le trottoir, ni passer sur une piste cyclable, ni utiliser une entrée de garage.
Étonnamment, les manœuvres suivantes sont propres à la Région Wallonne et ne figurent pas dans le guide des manœuvres à savoir réaliser pour le permis.
La marche arrière en ligne droite
Relativement simple à appliquer, une marche arrière sur environ 10 mètres, de manière fluide et bien entendu sans mise en danger d’un autre usager ! Pensez aux cyclos et aux piétons par exemple !

Le stationnement avant dans un emplacement de parking perpendiculaire à la chaussée.
Entrez en marche avant, stoppez la voiture avec les roues dans l’axe et sortez-la de l’emplacement.

Le stationnement arrière dans un emplacement de parking perpendiculaire à la chaussée.
Le même que le précédent, mais avec une entrée en marche arrière et une sortie en marche avant.

Petits conseils :

N’ouvrez pas les portes pendant les manœuvres, utilisez vos rétroviseurs et surtout vos clignotants, vous manœuvrez et vous n’êtes donc pas prioritaires. La ceinture est bien entendu obligatoire.
Une petite astuce que vous aurez aussi en auto-école, pendant votre apprentissage, décomposez les manœuvres en prenant des repères sur votre voiture. Par exemple, au créneau, on braque à fond jusqu’à avoir le coin droit de l’autre voiture dans le rétro, puis tout droit jusqu’à un autre repère et ainsi de suite… Attention, ils ne peuvent pas être indiqués dans la voiture, mais avec ces petits trucs, vous pourrez facilement garder un mouvement fluide et réussir ces manœuvres. À vrai dire, ils serviront même toute votre vie de conducteur.

Le reste du temps, l’examinateur vérifiera votre façon de rouler, votre comportement, votre façon de participer au trafic et l’épreuve est maintenant décomposée en deux parties : une première où il vous donnera des indications pour le chemin à suivre, sans vous tendre de piège bien entendu et dans la seconde, il vous donne juste une direction à suivre et à vous de choisir pendant environ 10 minutes le meilleur trajet à prendre, en tenant compte du Code de la route, des panneaux, du trafic… Bref, vous êtes le seul maître à bord, mais surveillé bien entendu.Alors évidemment, si c’est la première fois que vous conduisez près du centre d’examen, ça sera encore plus compliqué.

Des détails entrent en compte, comme la position, votre conduite, votre position sur la route, votre attention aux autres usagers, aux piétons, le respect du Code de la route, de la vitesse (pas d’excès, mais pas trop lente non plus, ce qui pourrait être sanctionné).

Ne vous découragez jamais

Et si vous avez réussi tout ça, vous recevrez votre document pour aller demander à la commune votre permis, la fameuse « demande d’un permis de conduire ». C’est bon, vous pouvez souffler, mais pas prendre la route immédiatement pour autant.
Vous avez raté, ce n’est pas si grave, ça arrive !
En fonction de votre cas, tenez compte des remarques de l’examinateur, retournez conduire avec le guide ou l’auto-école et reprenez rendez-vous !
En parlant rendez-vous, sans vouloir être pessimiste, prévoyez large ! Si vous avez un stage de 36 mois, ne programmez pas le premier essai au 35ème mois ! Si vous ratez, il y a peu de chance d’avoir un deuxième rendez-vous avant la fin de validité. Et vous êtes bon pour l’auto-école, c’est courant, pensez-y !

Notez aussi qu’il y a une différence entre une voiture à boîte manuelle et une à boîte automatique. Si vous passez le permis en automatique, il sera apposé un code 78 à côté de votre permis, et du coup, vous ne pourrez pas conduire avec une boîte manuelle. Néanmoins, il sera possible de repasser un examen après 2 heures en auto-école ou avec un permis de conduire provisoire modèle 3, valable 12 mois, et vous pourrez passer l’examen après 1 mois de stage.

Permis B : le permis auto, mais aussi pour les remorques de 750 kilos et les deux roues 125 (enfin presque)

Avec votre permis de conduire B vous pourrez conduire une voiture, ça va de soi, mais notez que la masse maximale autorisée du véhicule ne peut dépasser les 3 500 kg (il faut avouer que pour une voiture, c’est rare, mais attention avec un petit fourgon), que vous ne pouvez pas avoir plus de 8 passagers et que vous pouvez tirer une remorque (ou caravane) dont la MMA ne dépasse pas les 750 kg. Toutefois, si l’ensemble voiture et attelage ne dépasse pas les 3 500 kg, vous pourrez aussi rouler avec le permis B.
Autre possibilité pour ceux qui voudraient aussi en profiter pour rouler en moto, si vous avez le permis B depuis deux ans, en suivant 4 heures d’écolage et en faisant apposer le code 372 sur votre permis, vous pouvez rouler avec un deux roues de la catégorie A1, soit les motos et les scooters de 125 cc.
Dans la même idée, le permis B permet de conduire sur des tricycles (un trike, un spyder, un scooter 3 roues par exemple) à condition d’avoir au moins 21 ans et de suivre une formation pratique de 4 heures, et de faire ajouter le code 373 sur votre permis.

Les tarifs en vigueur en 2018

Le test de perception : 15 €
Le test sur les capacités techniques à la conduite : 60 €
L’examen pratique : 36 €

À cela bien entendu, s’ajoutent les heures d’auto-école si vous devez ou voulez en suivre.

Le permis provisoire se paye à la commune et peut donc varier, mais on compte un minimum de 31 €
L’obtention du permis définitif coûte entre 20 et 35 € selon la commune.

Lundi 24 Septembre 2018
Sylvain Rorive



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Edito

2018 : L’année de toutes les réformes pour les permis


L’univers des permis est sur la voie des réformes en 2018 et dans tout le royaume. La réintroduction des fautes graves à l’examen théorique en janvier dernier a ouvert le bal de la modernisation et des changements plus importants encore sont à venir avec de nouvelles règles pour les candidats au permis auto. Pour les permis motos, une petite révolution se prépare également dans la catégorie A2. La Belgique devrait autoriser la réversibilité du bridage cette année et faciliter ainsi la vie des nouveaux motards détenteurs du permis moto A2. Plus que jamais, un média d’information sur les permis de conduire - simple, pratique et indépendant - exactement comme permispratique.be était donc devenu indispensable.
 

09/02/2018