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Les changements des permis de conduire B (auto) en Wallonie et à Bruxelles pour 2018


Vous l’avez forcément entendu, le permis auto (B) a été modifié en ce début juillet. permispratique.be vous explique tout ce qui change en Wallonie, mais aussi à Bruxelles, pour sa future réforme du premier novembre. Entre les deux régions, les modifications sont légèrement différentes. Autant dire tout de suite que ça risque d’être un rush pour ceux qui veulent (ou peuvent) encore profiter de la version actuelle, qui reste plus simple à comprendre.


Ne courez plus, il est trop tard pour y échapper, en Wallonie du moins, par contre, vous pourrez désormais vous préparer aux nouveautés pour aborder sereinement votre apprentissage. Pour la région bruxelloise, vous avez jusqu’au premier novembre 2018 avant l’application des changements. Du coup, il faut prévoir un petit effet de « shopping » entre les régions sur la fin d’année.

Les changements du premier juillet 2018 pour la Wallonie

Première bonne nouvelle, le permis B théorique auto ne change pas, vous y retrouvez le même nombre de questions avec le même seuil de réussite. N’oubliez toutefois pas que depuis le premier janvier 2018, les fautes graves comptent désormais plus lourd dans le décompte : 5 points par faute grave et si vous en ratez deux, vous n’obtiendrez pas le permis théorique.

Une des nouveautés du premier juillet 2018 vient juste après la réussite de cet examen : si vous optez pour la filière libre, le candidat et le(s) guide(s) devront avoir suivi un rendez-vous pédagogique de 3 heures en auto-école avant d’aller demander le permis provisoire. Un retour sur les bancs de l’école pour les guides histoire de s’assurer que la formation sera de qualité suffisante.

Par contre, rien ne nous explique encore en quoi consiste ce rendez-vous et sur quels critères l’auto-école jugera et acceptera ou refusera la délivrance de l’attestation, en réalité un « permis d’enseignement » valable pendant 5 ans.

Vous pouvez par contre opter pour un apprentissage sans guide et dans ce cas, il faudra avant de recevoir votre permis provisoire, obtenir le certificat d’aptitude délivré par le centre d’examen. Ce certificat vous sera remis après le test de perception des risques. Avant cela, vous devez suivre au minimum 20 heures en auto-école ou avoir 3 mois de stage de conduite en filière libre.

Le test de perception se déroule devant un ordinateur, le candidat est mis face à des situations où il devra analyser les dangers de la route. Deux échecs à celui-ci vous imposeront de suivre 3 heures de cours en auto-école.
Le certificat d’aptitude est une épreuve sur route, une espèce de permis light pour juger si vous pouvez prendre le volant seul (examen de 30 minutes sur la route avec une manœuvre).

Une fois que vous avez votre permis provisoire, votre stage d’apprentissage commence.

L’examen pratique propose désormais 3 filières contre 2 auparavant  : la filière libre, l’auto-école ou l’accès direct (la petite nouvelle).
Dans la première, la filière libre, vous avez la possibilité de rouler seul après la réussite du test d’aptitude et de la perception des risques.
Vous aurez ici aussi le choix entre un permis provisoire de 18 mois si vous voulez apprendre seul ou 36 mois avec un guide qui devra vous accompagner à chaque sortie.
Il vous sera aussi demandé de compléter un Road Book qui est un formulaire officiel, téléchargeable sur les sites suivants:

AWSR
AIVB
autosecurite

ou disponible via une auto-école agréée.


En tant que titulaire d’un permis de conduire provisoire 36 mois, vous devrez parcourir au moins 1.500 km pendant votre stage et compléter le journal de bord dans le Road Book.
 
Via Auto-école, peu de changements sauf bien entendu que vous devrez aussi vous soumettre au test de perception et d’aptitude (donc après 20 heures d’écolage).
 
La troisième et nouvelle possibilité est l’accès direct : pas de stage de conduite, pas de permis provisoire, mais bien entendu les conditions d’accès sont plus sévères. Le candidat doit avoir au moins 18 ans, suivre 30 heures de cours, avoir son permis théorique depuis moins de 3 ans et réussir le test de perception des risques.

Tout savoir sur la perception des risques

Une option s’offre à vous, les centres d’examen Autosécurité ou AIBV.

Pour Autosécurité, vous devez identifier 10 risques répartis sur 5 films. Il y a des films à 0, 1, 2 ou 3 risques, vous avez droit à 10 clics. Quand vous constater un danger, cliquez sur celui-ci et si c’est correct vous obtenez un point, si vous vous trompez vous en perdez un. Pas plus de 10 clics, après le test est terminé et vous devez obtenir au moins un 6/10.

Dans les centres AIBV par contre, vous regarderez 5 films de 30 secondes à la fin desquels vous avez 4 propositions de risques à cocher ou pas. Vous obtenez un point par bonne réponse et vous en perdez un en cas d’erreur. Là aussi, il vous faut 6/10.

Vous l’avez compris, les deux tests ne sont donc pas similaires, à vous de voir ce qui vous convient le mieux. Ce test est obligatoire avant de rouler seul ou de passer l’examen pratique.

Tout savoir sur le test d’aptitude

1 Contrôles préalables composés de 3 parties :

1.1. Précautions : pendant la manœuvre de stationnement le long de la chaussée, vous devrez descendre du véhicule, en faire le tour et reprendre votre place. Faites donc attention avant de sortir, bien vérifier dans votre rétroviseur, contourner le véhicule en étant face à la circulation !
1.2. Réglages : une évidence pour ceux qui roulent déjà, mais vous positionner correctement au volant, régler le siège, le volant, les rétroviseurs sont des points importants.
1.3. Contrôles systématiques : des points à vérifier comme le désembuage avant, le dégivrage arrière, l’utilisation des feux (croisement – route – antibrouillard arrière), l’avertisseur sonore, les clignotants, les feux stop, l’usure des pneus (tourner les roues pour pouvoir montrer les rainures à vérifier), la pression des pneus (où regonfler un pneu, où trouver les pressions nécessaires, expliquer que le gonflage doit se faire à froid…) et les contrôles techniques (aucun voyant ne doit être allumé au tableau de bord)

Et parmi les manœuvres possibles :
  • Stationnement/arrêt en marche arrière entre deux véhicules du côté gauche ou droit de la voirie.
  • Un demi-tour dans une rue étroite.
  • Une marche arrière en ligne droite.
  • Un stationnement avant dans un emplacement perpendiculaire à la voirie.
  • Un stationnement arrière dans un emplacement perpendiculaire à la voirie.
Avant le passage de l’examen, vous procéderez à une auto évaluation avec un formulaire pour définir vos compétences après votre apprentissage. Ceci ne changera pas le résultat de l’examen, mais sera utilisé pour un débriefing à la fin.
L’examen sur la route est divisé en deux grandes parties : une première pendant laquelle l’examinateur vous donne des instructions à suivre et une seconde en conduite autonome où il vous indiquera un lieu à atteindre ou une direction à suivre et vous devrez vous débrouiller seul pendant au moins 10 minutes pour l’itinéraire.


En résumé :
  1. Vous obtenez le permis théorique
  2. Vous choisissez la filière : filière libre (avec ou sans guide), auto-école ou accès direct.

Filière libre :
2A en filière libre, le(s) guide(s) et le candidat devront assister à un rendez-vous pédagogique en auto-école. 3 mois minimum, 36 mois maximum avec un guide et au moins 1500 kms. Test de perception avant de passer l’examen pratique.
2B en filière libre, vous passez le test de perception et d’aptitude (examen allégé) après 3 mois d’apprentissage minimum et vous continuez seul. 18 mois maximum.
Auto-école :
20 heures d’apprentissage minimum suivies du test de perception et du test d’aptitude et votre stage commence. Minimum 3 mois et max 18 mois d’apprentissage.
Accès direct :
30 heures et pas de stage.
 
  • Vous passez l’examen pratique (après le test de perception si ce n’est pas déjà fait)

À Bruxelles la réforme du permis de conduire sera applicable le premier novembre 2018

A Bruxelles capitale, ça change aussi, mais pour compliquer les choses, les échéances et les modifications ne sont pas forcément les mêmes qu’en Région wallonne.
Depuis le 1er avril 2018, trois modifications sont déjà d’application : le retour des fautes graves, la possibilité d’un traducteur anglais ou allemand et des sanctions en cas de fraude ou de perturbation d’un examen.
À partir du 1er novembre 2018, vous pourrez opter pour 4 filières : stage de conduite de minimum 9 mois avec guide et sans auto-école, stage de conduite de minimum 6 mois avec un guide et au moins 14 heures d’auto-école, stage de minimum 3 mois sans guide et avec 20 heures d’écolage au moins ou un accès direct après 30 heures et sans stage de conduite.
La durée maximale des stages ne sera dans tous les cas que de 18 mois.
Le candidat devra aussi suivre une formation de premiers secours et passer le test de perception des risques.
Les guides recevront un manuel avec des conseils pour optimiser l’apprentissage et les candidats devront aussi compléter un road-book avec les kilomètres parcourus et les conditions climatiques.
Ici aussi, le test de perception des risques aura lieu face à un ordinateur avant l’épreuve sur voie publique.
Une nouveauté apparaît pour le permis pratique, devoir vous rendre de façon autonome à un endroit indiqué par l’examinateur.

En bref, à partir du 1er novembre 2018 à Bruxelles :

  1. Vous passez le permis pratique.
  2. Vous choisissez la filière :
    a. stage de 9 mois avec guide et sans auto-école
    b. stage de 6 mois avec guide et 14 heures d’auto-école
    c. stage de 3 mois sans guide et 20 heures d’auto-école
    d. accès direct après 30 heures d’écolage
    (Maximum 18 mois pour les stages.)
  3. Vous suivez la formation obligatoire aux premiers soins
  4. Vous réussissez le test de perceptions des risques
  5. Vous passez le permis pratique.
    Ici aussi, la partie conduite indépendante ou autonome fait partie de l’examen.

Côté tarif :Comptez 15 € pour le test de perceptions des risques et 60 € pour le test d’aptitude.
Si on peut apprécier un test comme celui des perceptions des risques, on peut regretter qu’il ne soit simplement pas intégré au théorique et que selon la région, vous ne serez pas logé à la même enseigne.
Le test d’aptitude, bien qu’on comprenne l’intérêt de ne pas lâcher n’importe qui sur la route, seul au volant, risque, lui aussi, de faire grincer les dents pour le coût supplémentaire qu’il représente.
Et que dire de l’obligation du rendez-vous pédagogique pour les guides ? Logique en somme, mais il sera lui aussi un frein dans la formation des nouveaux conducteurs.

Lundi 24 Septembre 2018
Sylvain R - Photo permispratique et GOCA



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Edito

2018 : L’année de toutes les réformes pour les permis


L’univers des permis est sur la voie des réformes en 2018 et dans tout le royaume. La réintroduction des fautes graves à l’examen théorique en janvier dernier a ouvert le bal de la modernisation et des changements plus importants encore sont à venir avec de nouvelles règles pour les candidats au permis auto. Pour les permis motos, une petite révolution se prépare également dans la catégorie A2. La Belgique devrait autoriser la réversibilité du bridage cette année et faciliter ainsi la vie des nouveaux motards détenteurs du permis moto A2. Plus que jamais, un média d’information sur les permis de conduire - simple, pratique et indépendant - exactement comme permispratique.be était donc devenu indispensable.
 

09/02/2018